LES SENIORS +55 SUR LE PONT

9 novembre 2012 - 11:15

Pendant que certains se la coulaient douce sous la pluie, d'autres transpiraient sur les cours.

  Que faire de quatre jours de congés ? Passer le pont de l'île de Ré pour vérifier s'ils ont vraiment un micro-climat ? Aller à Avignon alors qu'il n'y a pas de festival ? Ni l'un ni l'autre ! C'est ce que nos Seniors +55 ont crié. Entraînement le Jeudi, repos Vendredi et match le Samedi, voilà un pont bien construit.

 

EN ROUTE VERS LES SOMMETS

Afin de rejoindre la tête du championnat les Aytrésiens n'ont pas eu à aller bien loin car ils reçevaient La Jarne au complexe sportif des Galères. Une victoire et notre équipe rejoignait Rochefort en tête de la poule.

C'est Bernard BOIREAU (30/2) qui ouvrit les débats contre Robert ROUSSEAU (30/2). Les deux joueurs disputaient là leur première rencontre dans ce championnat, et sur le papier le match semblait serré. Cela se vérifia une fois sur le cours même si le visiteur rentra mieux dans la rencontre en enlevant le premier set 6/3. La deuxième manche fut plus indécise puisque les deux hommes allèrent jusqu'au jeu décisif. C'est alors que Bernard se dit que sacrifier un week-end de quatre jours pour perdre en deux set, c'était du gâchis. Grâce à son abnégation il égalisa à une manche partout. Puis satisfait du devoir accompli, il s'auto-proclama en congés et perdit le troisième set 6/1. On peut comprendre son impatience, alors que nous-mêmes étions dans nos canapés à regarder les demies-finales du Masters de Paris-Bercy.

C'est donc avec un point de retard que Jean-Claude MASSE (30/3) entra sur le cours pour y affronter Christian RAGER (30/3). Même si les classements officiels étaient identiques, la tâche s'avérait ardu étant donné que Christian avait battu un 30 lors de la précédente journée, apportant ainsi le seul point de son équipe contre Rivedoux. Mais Jean-Claude ne s'en laissa pas compter, et tint la dragée haute à ce monstre tennistique poster en face de lui ( un peu d'exagération ne fait jamais de mal )... pendant un set. Il finit par le perdre mais seulement avec un break de retard 6/4. C'est alors que Jean-Claude regarda Bernard avec insistance sur le banc des personnes en vacances. Grossière erreur puisqu'aussitôt il s'auto-proclama à son tour en week-end. D'ailleurs Jean-Claude rendit un vibrant hommage à Bernard en concédant la deuxième manche sur le même score 6/1, avant d'aller s'installer à son tour sur le banc du repos.

Finalement la montagne était un peu haute pour nos alpinistes du tennis. Avec deux défaites, Aytré ne pouvait plus gagner la rencontre et rejoindre Rochefort au sommet du classement. Cepandant il fallait consolider les bases.

  UNE MURAILLE INFRANCHISSABLE

C'était l'heure du double. Alors, J'entends déjà certains dire que ce match ne sert plus à rien, que tout est déjà plié ! C'est mal connaître les compétiteurs qui participent à ces championnats ! Le sang qui coule dans les veines de ces joueurs est celui du prédateur, pas celui de la proie.

La paire Aytrésienne Raymond CHARTRAIN (30/3) / Jean-Pierre HOYE (30/3) affrontait Gabriel GUYOT / Michel RENAULT (30/4). D'entrée de rencontre les aytrésiens montrèrent qu'ils ne voulaient pas finir fanny à domicile. Dans ce genre de poule chaque set acquis est important, et même chaque jeu peu faire la différence au moment des comptes. C'est dans cet état d'esprit que Raymond et Jean-Pierre remportèrent le premier set 6/3. Loin de se relâcher, ils continuèrent d'étouffer leurs adversaires avec notamment un Jean-Pierre habité par l'esprit de Stefan Edberg. Les balles ne franchissaient pas le premier rideau dès qu'il était au filet. Non seulement rien ne passait mais il claquait les volées gagnantes les unes après les autres. Une performance dont on parlait encore au marché d'Aytré ce matin, une semaine après ! La paire de La Jarne regarda Bernard et Jean-Claude confortablement assis sur ce fameux banc, et s'auto-proclamèrent en week-end. Fin du spectacle 6/0. 

Notre paire de double demeure invaincue, avec Raymond et Jean-Pierre solides comme des rocs, c'est un point d'assurer lors des rencontres. Il paraitrait que depuis cette performance, leurs futurs adversaires préfèreraient jouer contre un mur, estimant qu'ils auraient plus de chance de marquer des points. On les appelle maintenant la muraille de Chine.

 

Au final, c'est un match de perdu mais un pont bien rempli. Un repos mérité sans avoir démérité. La prochaine montagne sera encore plus haute à franchir puisqu'Aytré se déplacera à Rochefort (Samedi 10) , le solide leader de la poule. Il parait que des personnes comme vous et moi ont franchi l'Everest, alors...

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